Rapport d’activités 2008
Écriture, éthique et politique
“Je ne peux pas cacher que je suis très content que le président des Etats-Unis soit non seulement un écrivain, mais un bon écrivain.” (Paul Auster)
Parmi toutes les qualités que l’on prête à Barack Obama, il en est une rarement citée, mais qui nous va droit au cœur, c’est son talent d’écrivain et sa foi dans l’écriture.
Qu’il doive s’imposer pour l’investiture démocrate (L’audace d’espérer, Boston, juillet 2004), se distancier des propos racistes tenus par le pasteur de son église pendant sa campagne (De la race en Amérique, mars 2008), qu’il s’adresse aux Américains et au monde entier le premier jour de son mandat (Discours d’investiture, janvier 2009), qu’il cherche à convaincre la Russie d’entamer une nouvelle forme de partenariat (lettre à Dmitri Medvedev, mars 2009), Obama écrit et fait en sorte que ses messages soient largement diffusés sous cette forme, via la presse internationale et le réseau internet.
Pour peu que l’on prenne la peine de les lire, on s’aperçoit que ces textes se différencient des formules toutes faites dont nous gratifient les communicants politiques depuis plusieurs décennies. Ils sont à la fois intelligibles et intelligents, plutôt longs et circonstanciés; ils supposent l’élaboration d’une pensée, la construction d’un raisonnement ; ils misent sur la capacité de discernement du lecteur, sans abuser de l’argument émotionnel, mais sans omettre non plus la voix du cœur.
Ces ingrédients, qui sont en somme ceux de la littérature, sont déjà largement perceptibles dans un livre publié bien avant qu’Obama n’entame sa carrière politique (Dreams from my father, 1995), un récit autobiographique, frappant notamment par sa grande authenticité.
C’est peut-être, vu de loin et avec une naïveté que j’assume volontiers, l’une des caractéristiques qui sous-tendent l’espoir suscité par cet homme devenu l’un des plus puissants du monde : il a l’air sincère. Son engagement politique s’inscrit dans une éthique qui consiste à écrire ce qu’il dit, dire ce qu’il pense, être prêt à en assumer les conséquences.
Quand tant d’autres politiciens ont recours à des "nègres" pour donner forme à des discours qu’eux-mêmes ne tiennent pas forcément pour vrais, le Créole de la Maison Blanche (selon l’expression d’Édouard Glissant) écrit de sa main des textes qui semblent bien refléter ses convictions propres, forgées à l’aune d’une expérience personnellement vécue.
La sincérité, l’authenticité, la capacité d’exprimer ses idées, dans son propre langage, pour d’autres que soi, et d’assumer son point de vue sont quelques-unes des compétences développées dans nos ateliers : écrire, afficher ou lire à voix haute, soumettre un texte à la critique, opérer des choix de réécriture, signer.
C’est le versant politique (certains disent "éducatif" ou "social") de notre activité, celui qui reconnaît l’écriture comme principe organisateur de notre société.
Merci à l’équipe qui contribue à ce projet : Odette Mudry pour son engagement dans la conception de nouveaux ateliers, Marion Brüschweiler pour sa disponibilité sans faille dans l’administration de notre site, et Sylvie Chenus qui a fait plusieurs fois le voyage depuis Paris pour donner du souffle à nos lectures.
Merci au comité qui définit les lignes essentielles de notre action, tout en vérifiant de près la bonne gestion de nos ressources : Yves Daccord, Nicolas Eichenberger, Naël Lafer.
Et merci à vous tous, membres et amis du grain des mots, qui soutenez fidèlement notre travail et manifestez votre intérêt tout au long de l’année.
Anne Brüschweiler
LES ATELIERS
Augmentation et diversification de l’offre sont les principales caractéristiques du programme de formation proposé en 2008, toutes catégories confondues. Et, sans que l’on sache comment l’expliquer, de plus en plus d’hommes autour de nos tables d’écriture…
Ateliers littéraires
Découverte : 3 jours
Poésie : 2 séances
Haïku : 2 séances
Atelier mensuel : 3 jours
Atelier hebdo gdm : 7 séances
Atelier hebdo Meyrin : 10 séances
Belles lettres : 1 week-end
Atelier chantier : 3 jours
Mise en voix : 2 jours
Accompagnement personnalisé : 14 séances
Soit l’équivalent de 27 journées d’atelier pour 113 participants au total
Les participants aux ateliers Découverte, une trentaine cette année, sont de plus en plus nombreux. Ils nous arrivent soit à travers le site du grain des mots, soit par les effets du bouche-à-oreille. Parfois encore, c’est une séance gratuite proposée dans le cadre d’une manifestation (Poésie en ville par exemple) qui leur a permis de découvrir notre programme.
Mais le plus réjouissant, c’est surtout de constater que 78% d’entre eux prolongent l’expérience une fois qu’ils y ont goûté. À la suite de la journée Découverte, ils s’inscrivent dans un Atelier régulier qui leur permet de poursuivre leur exploration de l’univers littéraire.
Leurs disponibilités étant fluctuantes, nous nous sommes adaptés à la demande dans la mesure du possible. C’est ainsi que nous avons été amenés à proposer différents formats : hebdomadaires ou mensuels, étalés sur trois mois, six mois ou sur toute l’année.
Grâce à l’engagement, au dynamisme et à la grande disponibilité d’Odette Mudry, il a été possible d’étoffer le programme en l’ouvrant notamment à la poésie et au haïku, qui ont réuni à eux seuls une trentaine de personnes ! Les autres ateliers thématiques rencontrent moins de succès : Carnets de voyage et Nouvelle érotique ont dû être annulés, le nombre d’inscriptions n’étant pas suffisant.
Ateliers professionnels
DIP, Etat de Genève : Ut pictura poesis 4 heures
Un atelier d’écriture destiné aux enseignants de français et arts visuels du Cycle d’orientation en formation continue, 20 février
Bibliothèque du Forum Meyrin : Lecture polyphonique 7h
Un atelier de lecture à plusieurs voix à l’attention des bibliothécaires, en préparation d’une série de lectures publiques, 25 février
FAPSE, Uni Genève : Enjeux de l’écriture académique 4h heures
Un atelier d’écriture proposé aux étudiants en Sciences de l’éducation dans le cadre d’un Séminaire d’introduction au travail scientifique, 30 avril et 7 mai
DCTI, Etat de Genève : Nomenclature 3 heures
Une démarche d’écriture collective pour nommer un projet d’urbanisme et définir au passage les enjeux de communication, 9 mai
Fureur de lire, DAC, Ville de Genève : Nomenclature 3h
Un atelier d’écriture pour définir collectivement le territoire couvert par la thématique de la Fureur 09 et lui trouver un titre, 29 août
Musée Olympique, Lausanne : Interview 7 heures
Un atelier d’écriture pour analyser la première étape d’un projet de médiation culturelle, recadrer les objectifs et déterminer la marche à suivre, 17 décembre
Soit 27 heures d’atelier pour 57 participants
La demande en matière de formation professionnelle s’accroît sensiblement : plus 35% pour le double de participants. Trois commanditaires qui avaient déjà bénéficié de nos services ont souhaité renouveler l’expérience cette année, tandis que trois autres nous ont sollicités pour fournir de nouvelles prestations.
L’intérêt majeur de ces mandats réside dans leur diversité. Aucune ressemblance apparente entre la demande de l’équipe de médiation culturelle d’un musée s’interrogeant sur les différentes techniques d’interview et celle de hauts fonctionnaires cherchant un nom de baptême porteur pour un projet d’urbanisme. Et pourtant, dans un cas comme dans l’autre, l’écriture se révèle un outil efficace pour développer la créativité d’un groupe de travail, permettre à chacun d’exprimer sa vision et fédérer les énergies autour d’un projet formulé collectivement.
Ateliers citoyens
En partenariat avec Voie F (128 heures)
Atelier d’écriture et initiation à l’informatique Un atelier d’écriture couplé à une formation de base à l’ordinateur, à destination d’un public de femmes en insertion, peu ou pas formées, en majorité migrantes. Janvier à décembre.
En partenariat avec F-Information (20 heures)
Mariages d’ici et de là-bas (mise en voix) Un atelier de lecture à voix haute, à destination des femmes ayant participé à l’atelier d’écriture, en vue d’une lecture publique au théâtre Pitoëff, février-mars.
En partenariat avec le Musée de la Croix-Rouge 3 heures
Monsieur le Président, je vous fais une lettre
Comment apprendre à écrire une lettre qui peut changer le cours des choses ? Un atelier d’écriture partant de la visite du musée, à destination des adolescents, 9 avril.
En partenariat avec le Musée olympique de Lausanne
Sport et journalisme (28 heures)
Dans le cadre de la Semaine olympique, des jeunes de 13 à 17 ans ont rédigé des portraits de sportifs ou de bénévoles pour la gazette publiée chaque jour, du 13 au16 octobre.
Soit 179 heures d’ateliers pour 84 participants
Ces ateliers nous tiennent à cœur parce qu’ils travaillent explicitement sur le lien social. Qu’il s’agisse de promouvoir l’intégration, l’insertion, la formation des femmes, de sensibiliser les jeunes à l’impact politique ou social d’une lettre ou d’un article de presse, l’écriture favorise infailliblement le partage.
Ce phénomène se vérifie au sein de chacun de nos ateliers, auprès des participants souvent très reconnaissants d’avoir pu échanger des éléments importants de leur vie dans un cadre respectueux et bienveillant. Il s’amplifie lorsque certains textes sortent de l’atelier pour être lus dans un contexte plus large.
A Lausanne, par exemple, la gazette quotidienne de la Semaine olympique était attendue chaque jour avec impatience, non seulement par les jeunes qui avaient sué la veille sur leurs articles, mais par leurs amis, leurs parents, par les sportifs et les bénévoles travaillant pour la manifestation, dont la photo et l’interview étaient publiées… Tout ce petit monde exprimant un mélange de plaisir et de fierté d’être là, tout simplement. Precious little, dirait Beckett.
Manifestations publiques
Une année sans Fureur de lire et pourtant particulièrement faste et créative en matière d’organisation d’événements publics. Nous avons été sollicités à trois reprises, pour mener des projets de natures variées, destinés à des publics chaque fois différents.
Plurielles - engagements au féminin
Dans le cadre d’une manifestation de la Ville de Genève placée sous le signe du « vivre ensemble », le grain des mots a initié en partenariat avec F-Information un projet de lecture publique sur le thème de la célébration du mariage. Huit femmes de différentes générations et différentes cultures ont participé à un atelier d’écriture, à partir duquel nous avons assemblé des fragments de textes. Sous la direction de Sylvie Chenus, metteuse en scène, le groupe a travaillé les techniques de mise en voix pour proposer en lecture publique, le 6 mars au théâtre Pitoëff, Mariages d’ici et de là-bas.
« Ah, ça va parler de tous ces mariages qui échouent lamentablement ? » ai-je entendu parfois à propos de ce projet d’atelier. Oui, non, on verra, articulais-je péniblement en doutant terriblement de ma propre idée.
Au final, ce long processus (4 mois pour définir le concept avec les organisateurs + 6 mois pour le concrétiser) s’est révélé positif de bout en bout : les relations avec nos partenaires ont été bonnes, la dynamique des ateliers comme toujours très vivante, pleine de rire et d’émotion, mais l’aventure de la lecture proprement dite mérite d’être gravée dans les annales.
Convoquer sur scène des femmes âgées de 24 à 67 ans, originaires du Pérou, des Caraïbes, de Guinée, d’Athènes, de Fribourg, Lausanne et Genève (toutes résidant à Genève), parmi lesquelles une psychanalyste, une coiffeuse, une retraitée, quatre chômeuses, une banquière, une grand-mère, six mères de famille et trois femmes qui n’avaient jamais poussé la porte d’un seul théâtre de la ville.
Découvrir dans le public des Africaines en boubou, des familles sud-américaines, des pensionnaires du foyer Au cœur des Grottes, des parents, des amis, des maris ou des fiancés concernés - vaguement inquiets sans doute -, quelques députés et le maire de Genève en personne.
Rappeler en introduction que les textes d’atelier sont toujours un peu fragiles, que ceux-là résultaient d’un collage de fragments autobiographiques, croisés, mélangés pour entrer en résonance avec le vécu collectif, qu’on n’allait pas assister à un spectacle, mais être convié plutôt à un partage.
Entendre les premiers rires lorsque Ian Gordon-Lennox, le seul homme de l’aventure, musicien subtil, attentif et généreux, a déployé sur toute la largeur de la scène son cor des Alpes télescopique.
M’asseoir au premier rang des spectateurs et me surprendre à former silencieusement les phrases, comme quand mon fils récitait sa poésie à Noël.
Precious little. C’est l’expression employée par Samuel Beckett au soir de sa vie en réponse à la voix curieuse qui l’interrogeait : « Que retiendrez-vous du voyage ? »
Peu, précieusement peu. Et ce disant, il servait, pour la voix et pour lui-même, un verre de son meilleur whisky.
Poésie en ville
C’était l’événement de l’année pour le grain des mots. Celui qui nous a donné le plus de travail, qui nous a valu le plus de complications (humaines, techniques et météorologiques), de cheveux blancs et, en fin de compte, de satisfaction. C’était le défi le plus périlleux aussi, car nul ne pouvait prédire que le public s’associerait au désir du magistrat en charge de la culture - lui-même grand amateur de poésie -, qui nous avait fixé les objectifs suivants : "mettre en valeur la poésie, élargir le cercle de ses lecteurs, faire connaître la production locale".
C’est pourtant ce que nous avons fait, avec le support de Dominique Berlie, Isabelle Divorne, Alain Richina et Paul Ghidoni (tous collaborateurs du DAC, Ville de Genève), la participation active d’une trentaine d’auteurs, 7 éditeurs, 2 libraires et 5 associations œuvrant dans le domaine littéraire.
Pendant trois jours, du 18 au 21 septembre, la jolie place de la Tour-de-Boël a bruissé de mots lus, murmurés, chantés, déclamés, dispersés parfois par une bise féroce, disséminés dans la foule, pas forcément nombreuse mais pas rare non plus, attentive, allègre, agréablement hétéroclite.
Deux ateliers d’écriture poétique animés par Odette Mudry ont suscité l’enthousiasme de 31 participants adultes. Les jeunes ont pu suivre un atelier de typographie proposé par les éditions HÉROS-LIMITE.
En avant-première de la manifestation, le poète Charles Juliet s’est entretenu avec une soixantaine d’élèves du niveau secondaire, leurs profs, plus quelques lecteurs (la rencontre avait lieu à la Bibliothèque de la Cité, elle était ouverte au public). L’échange a duré 75 minutes d’une grande densité ; il alternait lecture de poèmes ou fragments avec des questions de la salle. Les classes françaises s’étaient préparées en apportant une liste de questions. Beaucoup de mains levées, une grande écoute quand Juliet prenait la parole pour répondre, émotion palpable, parfois même des applaudissements.
Exemple de questions posées par les élèves :
- Pourquoi avez-vous écrit un de vos romans (Lambeaux, P.O.L. 1995) en disant “tu“ ?
- Quand vous avez découvert l’écriture, est-ce que ça vous a plutôt aidé ou est-ce que ça a plutôt fait ressortir les blessures ?
- Pourquoi est-ce que vous avez décidé de devenir écrivain alors que vous dites que c’est si difficile ?
- Quels étaient vos rêves quand vous étiez jeune ?
- Vos poèmes nous ont beaucoup touchés ; comment faites-vous alors qu’il y a tant de différences entre vous et nous ?
Les messages que nous avons reçus après Poésie en ville témoignent de l’impact de cette manifestation sur celles et ceux qui y ont participé, en poètes ou en spectateurs.
De Jean-Victor Brouchoud, enseignant de français :
Comme promis, un petit retour sur la rencontre avec Charles Juliet.
Globalement, la visite a été appréciée, voir très appréciée de la plupart de mes élèves (une élève m'a même avoué avoir eu les larmes aux yeux). Ils ont été surpris de l'aisance avec laquelle cet homme "qui ne fait pas son âge" [sic] a su parler de son enfance.
Étonnant, aussi, qu'un poète puisse éprouver de la difficulté à écrire ! Et que (comme il l'a dit lui-même), il ne soit pas mort !
Enfin, la majorité des élèves souhaite pouvoir participer à nouveau à de telles rencontres. (…)
Enfin, plusieurs de mes élèves ont été quelque peu vexés quand Charles Juliet a dit qu'ils ne lisaient pas assez, en dehors des livres obligatoires qu'on leur imposait... Ce en quoi je puis les comprendre, car en effet, j'ai la chance d'avoir des classes où la lecture est un plaisir spontané pour une majorité (il y a même certains parents qui souhaiteraient les voir lire moins !!!)
Ceci ne vous étant précisé que par plaisir anecdotique et pour vous encourager à poursuivre ce genre d'événement et vous remercier de votre démarche ! (…)
De Marlyse Pietri, éditrice
Chère Anne,
Je pars à l'instant pour Arles, voilà pourquoi je n'ai pas pu venir
écouter Charles Juliet, malgré ma forte envie. Mais j'ai été heureuse
de parler avec lui et je pense que nous allons pouvoir nous revoir.
Merci, un grand merci pour hier. Ces rencontres, leur préparation qui
montre l'attachement à la qualité, l'accueil, tous ces éléments nous
donnent de l'énergie pour passer, aujourd'hui, la bonne littérature. (…)
De Sylviane Dupuis, auteure :
Chère Anne, Cher Dominique,
En rentrant chez moi j'ai trouvé ce message assez touchant d'une étudiante du semestre dernier - et il me semble que si l'on se demandait : à quoi sert un "marché de la poésie ?", il offrirait des éléments de réponse à la question... ! Je vous l'envoie pour accompagner mes remerciements : le lieu est magique, la fête fut belle, les gens ont aimé, ils ont écouté avec une concentration rare, et acheté de nombreux livres, les rencontres personnelles ont été nombreuses et chaleureuses, Charles Juliet a illuminé ces jours de sa forte présence (…)
>Chère Madame Dupuis,
> Je vous écris ces quelques mots pour vous dire combien j'ai aimé votre recueil "Odes brèves" et combien votre poésie m'a touchée.
> En passant devant un des stands de la Tour-de-Boël, aujourd'hui, mon regard est tombé sur votre livre et a suscité mon intérêt. Après avoir lu un poème au hasard, j'ai eu envie de découvrir le reste et j'ai
acheté un exemplaire du recueil. J'ai tenu le livre bien au chaud dans mon sac pendant que j'achevais ma promenade. Puis, dans la lumière dorée du soir, bien installée dans un canapé, j'ai lu l'intégralité
des poèmes à mes parents. (…)
Semaine olympique
L’atelier Sport et journalisme s’est déroulé du 13 au 16 octobre sur le site incomparable du Musée olympique, à Lausanne. Une douzaine de jeunes de 13 à 17 ans s’inscrivaient chaque jour pour apprendre à réaliser un portrait de style journalistique (texte et photo). Leurs articles ont été diffusés quotidiennement dans la Gazette olympique, qui a rencontré un large écho auprès du public et des organisateurs (cf p. 5, sous Ateliers citoyens).
Cette expérience très réussie a donné lieu à une collaboration ultérieure avec le Musée olympique (voir p. 4, sous Ateliers professionnels) .
Rencontres avec des auteurs
• Hanna Pool autour de son livre La fille aux deux pères (2007)
En partenariat avec Espace adoption et les éditions ZOÉ, Genève, 14 avril
• David Collin (Train fantôme, Seuil, 2007) et Sorj Chalandon (Mon traître, Grasset, 2007) : "À la recherche de la figure paternelle"
Journées Lettres-Frontières, Annecy, 14 novembre
• Madeleine Chapsal, Méfiez-vous des jeunes-filles ! (Fayard 2008)
Dans le cadre de la Thema "Tracas d’Eros II", Théâtre Forum Meyrin, 14 novembre
Lectures publiques
• Mariages d’ici et de là-bas, lecture polyphonique de textes d’atelier, Théâtre Pitoëff, Genève, 6 mars
• Le goûter de Cecilia Mendoza, lu par l’auteur dans le cadre de l’Assemblée générale du Grain des mots, Genève, 26 avril
Animation de débats
• Visibilité du trafic de drogues : comment réagir en tant que parents ? Organisation SSJ/DIP en partenariat avec l’association des parents d’élèves, Genève, 29 avril
• "Développement durable et santé à l’école"
Matinées des groupes santé, organisation SSJ/DIP, Genève, 21 novembre
EDITION
• 1 recueil de textes d’atelier : Mariages d’ici et de là-bas
• 4 recueils Voie F
• 4 gazettes distribuées dans le cadre de la Semaine olympique, (Lausanne)
www.legraindesmots.ch
La fréquentation de notre site internet a augmenté de 20% par rapport à l’an dernier, soit 24'000 visiteurs sur l’ensemble de l’année. Il reste à l’évidence le vecteur d’information prioritaire pour les activités offertes au public.
D’entente avec le comité, sous les conseils avisés de Madeleine von Holzen, nous avons procédé à une analyse fine des statistiques mises à disposition par notre fournisseur d’accès (Infomaniak). Il est apparu qu’une solide refonte du site devait être envisagée pour orienter nos visiteurs de manière plus claire et plus directe.
Ce projet a donné lieu à une recherche de fonds, dont l’issue a été fructueuse : nous avons reçu en décembre une réponse positive de l’Organe de répartition des bénéfices de la Loterie romande.
La mise à jour du site est essentiellement prise en charge par Marion Bruschweiler en lien avec Xavier de Stoppani, de l’agence Vocables. Mise en ligne prévue pour fin avril 2009.
